Deuxième victoire consécutive pour l’Aviron Bayonnais
Ce n’était pas arrivé depuis le 5 octobre 2025 face à Toulouse (40-26) après un succès face à Toulon (35-32) la semaine précédente. L’Aviron vient d’enregistrer une deuxième victoire consécutive, à la différence que la première à été enregistrée à l’extérieur, (60-26) au stade de Sapiac, face à Montauban. Si tout n’a pas été parfait, ces deux réussites successives vont faire un grand bien à un groupe jusqu’alors dans le doute.
Aviron Bayonnais 26
Stade Rochelais 15
Date : Samedi 28 mars 2026 – 21h05
Lieu : Donostia/Saint Sébastien (Stade Anoeta)
Public : 34 560
Mi-temps : 3-10
Arbitres : Arbitre central Adrien Marbot, avec aux ailes Thomas Chérèque et Stéphane Coulon. Denis Grenouillet officiait à la vidéo.
Aviron Bayonnais : 3 essais de Martin (57e), Tiberghien (64e, 67e), 1 transformation (57e), 3 pénalités (16e, 46e, 76e) de Germain.
Cartons jaunes : Tatafu (13e), Tiberghien (37e)
Carton rouge : Bruni (39e)
L’équipe : Orabé (Tilloles, 75e) – Tiberghien, Maqala (Martocq, 71e), Tuilagi, Carreras (Erbinartegaray, 62e) – (o) Spring, (m) Germain – Chouzenoux, Capilla, Bruni – Paulos, Iturria (cap) (Ariceta, 65e) – Tatafu (Tagi, 62e), Bosch (Martin, 46e), Bordelai (Castillon, 65e)
Stade Rochelais : 2 essais de Leyds (20e) et Cancoriet (61e), 1 transformation (20e), 1 pénalité (38e) d’Hastoy.
Cartons jaunes : Sutidze (40+2e), Latu, (57e), Lagivala (64e)
L’équipe : Niniashvili (Berjon, 80e) – Nowell, Favre (Lagivala, 35e), Seguret (Favre, 71e), Leyds – (o) Hastoy, (m) Le Garrec – Botia Timau, 31e), Haddad, Cancoriet (Waqanisaravi, 65e) – Skelton (Lavault, 34e), Samba – Feao (Kuntelia, 52e), Sutidze (Latu, 55e), Wardi (Kaddouri, 65e)
Décidément, hein, on peut difficilement se fier aux sites météo. Ces derniers avaient prédit pluie, parfois déluge, vent et froid sur la Concha. Le froid, oui, le vent aussi. Mais la pluie a épargné en majeure partie la capitale de Gipuzkoa. On ne va pas s’en plaindre. Le public Rochelais était venu en nombre. Il avait déjà goûté à Anoeta la saison dernière, et a prouvé le côté addictif de la Parte Vieja. Couleurs jaune et noir et ciel et blanc se côtoyaient et fraternisaient dans les rues de la vieille ville. L’avant match a été un vrai bonheur !
Le match, lui, un peu moins. Certes, le résultat est là, qui enchante le public Bayonnais, mais que ce fut dur pour allumer cette allégresse !
La première mi-temps a été à l’avantage des Rochelais, et le score à la mi-temps (10-3 en faveur des maritimes) aurait pu être plus lourd sans que quiconque ait à redire.

Pourtant, les Bayonnais ont été dominateurs en touche et en mêlées. Par exemple, si La Rochelle a bénéficié de 23 touches dans la partie, elle n’en a récupéré que 16, les autres étant contrées ou cafouillées. Les mêlées ont plutôt profité aux Bayonnais, leurs adversaires étant plusieurs fois sanctionnés sur ce secteur de conquête.
Oui mais voilà. Les Ciel et Blanc ont été pénalisés 10 fois en première mi-temps, contre 7, en face sur l’ensemble de la partie, avec, chaque fois, un ballon rendu à l’adversaire. Ils ont manqué près de 40 plaquages, soit quasiment un quart du total. Autant d’occasions de domination et de pression fournies aux Rochelais. Sans compter une infériorité numérique de plus d’une mi-temps dûe à l’expulsion de Bruni.
Dans ces conditions, il a fallu beaucoup de solidarité, d’abnégation, de courage et d’envie à l’Aviron pour renverser le score, le cours du match, et obtenir la victoire. Bravo !
Ce sont les Rochelais qui, après une pénalité réussie par Germain (16e), ont marqué les premier essai grâce à ce diable de Leyds (3-7 ; 20e). Pendant 35 minutes, la domination et possession et territoriale ont été sans partage pour eux. Malgré les plaquages ratés cités plus hauts, les Bayonnais ont réussi à contenir leurs multiples assauts. On sentait toutefois que l’Aviron était au point de rupture.
Et puis, on ne sait trop pourquoi, les spécialistes et experts auront sans doute des avis éclairés là-dessus, la rencontre s’est équilibrée, les Bayonnais frôlant la ligne à deux reprises. La deuxième fois, alors que les Rochelais subissaient, Bruni commettait un déblayage inadmissible, et laissait ses coéquipiers en infériorité numérique pour le reste de la partie, tout en offrant une pénalité inespérée aux maritimes qui en profitaient pour se dégager. L’infériorité numérique était même double, puisque, quelques instants plus tôt, Tiberghien avait été puni d’un carton jaune sévère.

Après la pause, l’Aviron revenait rapidement à 4 points (6-10 ; 46e), et il fallait attendre que leur domination nouvelle et une indiscipline ayant changé de camp, leur offrent une pénaltouche que Martin concrétisait après un ballon porté ravageur (13-10 ; 57e). Les Bayonnais reprenaient l’avantage dans un Anoeta redevenu bouillant.
Mais on les connait bien nos Bayonnais ! Un coup le chaud, un coup de froid. Peu après leur coup de renvoi, les Jaune et Noir récupéraient un ballon, dont Cancoriet profitait en puissance (13-15 ; 61e). Eau froide sur Anoeta.
Mais il était dit que le match avait basculé en terme de domination, et, 3 minutes plus tard, sur une longue passe lumineuse de Spring, Tiberghien redonnait l’avantage aux siens (18-15 ; 64e).
Il récidivait 3 minutes après, cette fois sur une mystification et une passe acrobatique de Maqala (23-15 ; 67e). Les Bayonnais étaient à l’abri d’un essai transformé, et Anoeta se pavoisait de drapeaux Bleu et Blanc.
Une pénalité de Germain scellait la victoire (26-15 ; 76e), et les efforts des Rochelais au-delà de la sirène ne leur permettaient pas de revenir dans le bonus.
L’Aviron monte à la 10ème place, en passant devant Lyon, et surtout, Toulon, prochain adversaire au bord de la rade.
Chapeau aux Bayonnais pour cette victoire faite de collectif et d’esprit de corps !
JJA



