L’Aviron Bayonnais a enregistré sa première victoire de l’année 2026

  • By A - B -
  • 23 mars 2026
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Escapade à Montauban

L’Aviron Bayonnais a enregistré sa première victoire de l’année 2026, et sa première victoire à l’extérieur depuis le 6 septembre 2025 à Perpignan. Malgré des imperfections, ce succès fait du bien au moral.

Union Sportive Montalbanaise 26

Aviron Bayonnais 60

Date : Samedi 21 mars 2026 – 16h35

Lieu : Montauban (Stade Sapiac)

Public : 9 702

Mi-temps : 14-34

Arbitres : Arbitre central Benjamin Hernandez, avec aux ailes Pierre Bru et Vincent Chouquet, Cyril Lafon à la vidéo.

Aviron Bayonnais : 9 essais de Germain (6e), Maqala (8e, 53e), Spring (21e), Bosch (27e), pénalité (36e, 64e), Capilla (50e), Martin (66e), 3 transformations (6e, 8e, 53e), 1 pénalité (3e) de Segonds, 1 transformation de Spring (66e).

L’équipe : Orabé – T. Spring, Maqala, Tuilagi (Mori, 50e), Carreras (Germain, 72e) – (o) Segonds (cap) (Tiberghien, 56e), (m) Germain (Tilloles, 54e) – Capilla (Iturria, 51e), Leota (Bosch, 78e), Bruni – Paulos, Johnson (Ariceta, 36e) – Tatafu (Tagi, 47e), Bosch (Martin, 47e), Bordelai (Castillon, 47e)

Carton jaune : Tuilagi (36e)

Union Sportive Montalbanaise : 4 essais de Vici (15e), Vallée (29e), Fifita (43e), Mathy (60e) 3 transformations de Fortunel (15e, 29e) et Bosviel (60e)

Carton jaune : Vici (35e), Zabalza (64e), Mouchous (76e)

L’équipe : Mouchous – Vici, Espeut, Renda (Mathy, 54e), Vallée – (o) Fortunel (Bosviel, 54e), (m) Powell (Zabalza, 52e) – Ringuet, Maafu, Fifita – Bean (Kanika-Bilonda, 51e), Wilkins (cap) (Uanivi, 52e) – Mafile’o (Pomponio, 35e, Mafile’o, 70e), Maurouard (Jintcharadze, 57e), Bue (Seyrolle, 57e)

L’Aviron Bayonnais a remporté très largement deux matchs ce samedi après-midi à Montauban.

Celui sur le terrain, surtout, même si tout n’a pas été parfait.

Et, cerise sur le gâteau, le match des supporters, haut la main, sans aucune contestation possible. Tout au long du match, les multiples Bayonnais-es, réuni-es en bout de grande tribune, ont chanté, sauté, scandé, encouragé bruyamment. Pour parodier Le Cid : « Ils arrivèrent 200, mais se comportèrent comme 2 000 ! ». Quelle ambiance extraordinaire ! Le public Montalbanais est certes maintenant rodé à la défaite à domicile, mais est sans aucun doute resté ébaubi devant la prestation de son homologue Basque.

Il faut dire que ce dernier avait eu largement le temps d’apéritiver et de se restaurer de solide et de liquide avant d’arriver au stade, ceci pouvant en partie expliquer cela.

Sur le pré synthétique, le temps radieux était une invitation au jeu de mouvement, et personne ne s’en est privé.

Les Tarn et Garonnais ont vraiment très mal entamé leur match. Menés 27-7 à la demi-heure, ils ont traîné cet écart toute la partie, malgré des initiatives ambitieuses et parfois efficaces.

Quatre essais en 30 minutes, il y avait longtemps que les Ciel et Blanc n’avaient pas connu un tel démarrage. Au point que Segonds n’arrivait pas à suivre, ratant deux transformations successives (21e, 27e), au léger soulagement des adversaires.

Il est difficile de tirer un bilan de la suite. Les Bayonnais ont infligé une pression énorme aux Montalbanais, les poussant à la faute jusqu’à bénéficier de 2 essais de pénalité (36e, 64e) et de 3 supériorités numériques. Mais eux même ont été très indisciplinés, sanctionnés 14 fois (contre 11, en face), ce qui, dans le contexte, est très critiquable.

Supporters et supportrices bayonnais venus en nombre

Et puis, que dire de ces 4 essais encaissés, inadmissibles, il faut le dire, au regard de la différence de niveau entre les deux équipes ? La défense de l’Aviron s’est ouverte trop facilement, à plusieurs reprises, parvenant à ne pas encaisser plus de 4 réalisations que grâce à quelques sauvetages quasi miraculeux.

Nous retiendrons, côté positif, les qualités offensives de Tom Spring, souvent insaisissable, l’omniprésence d’Esteban Capilla, tant en attaque qu’en défense. Et puis la course de Lucas Martin au cœur d’une défense Montalbanaise incapable de le rattraper, ce qui porte un rude coup à l’image traditionnelle du talonneur.

L’Aviron possède un fort potentiel, c’est flagrant. Elle a été dominatrice en conquête, en touche, en mêlées, et bien sûr au score. Pourquoi laisser la possession et l’occupation (55 %) à son adversaire ? Est-ce un choix tactique ? Une impuissance inquiétante dans la conservation du ballon ? L’avenir le dira, et ce, dès samedi à Anoeta, face à des Rochelais en regain de confiance, mais pas si loin au classement.

JJA