IL NE FAUT PAS QUE CA DEVIENNE UNE HABITUDE
L’Aviron Bayonnais a enchaîné ce samedi à Bayonne une sixième défaite consécutive, toutes compétitions confondues, dont 3 à Jean
Dauger.
Les Bayonnais ne se sont pas imposés depuis le 27 décembre, victoire 35-34 face au Stade Français.
Aviron Bayonnais 36
Racing 92 41
Date : Samedi 14 février 2026 – 16h35
Lieu : Bayonne (Stade Jean Dauger)
Public : 14 711
Mi-temps : 19-18
Arbitres : Arbitre central Jonathan Gasnier, avec aux ailes Ludovic Carillo et Vincent Chouquet, et Denis Grenouillet à la vidéo.
Aviron Bayonnais : 5 essais d’Orabé (22e), Fischer (31e, 37e), Spring (45e), Tatafu (58e), 4 transformations (31e, 37e, 45e, 58e), 1 pénalité (71e) de Germain.
L’équipe : Orabé – T. Spring, Maqala, Martocq (Tiberghien, 56e), Carreras – (o) Segonds (Jantjies, 24e), (m) Germain – Chouzenoux (Ariceta, 62e), Bruni, Fischer (Johnson, 58e) – Moon (Paulos, 56e), Iturria (cap) – Tagi (Tatafu, 49e), Bosch (Giudicelli, 56e), Calles (Cormenier, 49e)
Carton jaune : Martocq (43e)
Racing 92 : 4 essais de Hulleu (15e), Baudonne (33e, 61e), Tagitagivalu (54e), 1 transformation (15e), 1 pénalité (12e) de Carbonneau, 2 transformations (54e, 61e), 2 pénalités (67e, 77e) de Seunes, 2 pénalités (27e, 43e) de Gibert.
Carton jaune : Hugues (35e)
L’équipe : James – Hulleu, Habosi, Manu (Fickou, 46e), M. Spring (cap) – (o) Gibert (Seunes, 53e), (m) Carbonneau – Sanconnie (Taofifenua, 46e), Hugues (Manyarara, 46e), Baudonne – Rowlands (Tagitagivalu, 46e), Lainault (Hugues, 64e) – Bamba (Tupau, 51e, Kharaishvili, 53e), Escobar, Kharaishvili (Gogichashvili, 48e)

Baptiste Germain , auteur d’un superbe match
Les intempéries calamiteuses qui ont frappé notre région ces derniers jours n’ont pas favorisé une migration en masse vers Bayonne, ce samedi. On sait que le marché ou les matchs attirent un public venu des Landes comme de l’intérieur du pays Basque, et là, sans doute, maints déplacements n’ont pu avoir lieu, et bien des gens avaient d’autres soucis en tête. La matinée de ce samedi en ville était bien morne, même s’il faut relativiser, rien n’étant vraiment morne, à Bayonne.
L’Aviron annonce toutefois 14 711 spectateurs. Il s’agit des entrées payantes, abonnements + achat Internet, que les titulaires de places viennent ou pas.
Au moins, le début du match était au sec. On pouvait penser que la pluie défavoriserait le Racing, habitué à jouer sous un toit. Mais comme il ne pleuvait pas, les Franciliens se sont permis de mener 10-0 au quart d’heure, face à des Bayonnais très entreprenants, mais qui encaissent un essai à la suite d’une interception de Max Spring (faux frère, va !) conclue par Hulleu.
Cadeau Bayonnais. Et ce n’est pas le dernier !

Abdellatif Boutaty , retour dans l’encadrement
Segonds joue sur une jambe depuis quelques minutes, et manque la transformation du bel essai construit d’Orabé (5-10 ; 22e). D’ailleurs, le maître à jouer Bayonnais cède 2 minutes plus tard sa place à Germain, lui-même remplacé par Jantjies.
L’Aviron multiplie les initiatives et Fischer marque son premier essai du jour après une splendide offensive des lignes arrières (12-13 ; 31e).
Les Bayonnais recollent, mais pas pour longtemps, Baudonne aplatissant son premier aussi (12-18 ; 33e), après que les Bayonnais se voient contrer deux coups de pieds dans la même action !
Une interception, un coup de pied contré, 12 points offerts.
Heureusement, l’Aviron se refait un moral, et tourne en tête (19-18) à la mi-temps.
Les trois-quarts Bayonnais font encore magnifiquement parler la poudre, et envoient Spring en terre promise (26-21 ; 45e) !
Mais l’Aviron commence à faiblir, et doit s’employer en défense pour résister à l’énorme pression imposée par des Racingmen qui sentent que rien n’est perdu, et qu’ils prennent peu à peu le dessus. Après plusieurs pénalités et un terrible pilonnage de leur ligne, les Bayonnais craquent (26-28 ; 54e).

Max Spring de Racing 92
Les Ciel et Blanc veulent prouver qu’il n’y a pas que les Franciliens, capables de mener une énorme séquence aux abords de la ligne adverse. Ils le prouvent par Tatafu, ovationné, et scandé par le public (33-28 ; 58e).
Mais voilà, le faux-frère contre un nouveau coup de pied, et Baudonne en profite, redonnant au sien un avantage assassin (33-35 ; 61e).
Les Racingmen sentent l’odeur de la victoire, et verrouillent la fin du match. Dans les 20 dernières minutes, seuls des pénalités sont marquées, et le superbe baroud d’honneur Bayonnais sur la sirène avorte par un en-avant.
Sixième défaite d’affilée dont 4 en Top14 pour l’Aviron. Et c’est un déplacement à Montferrand qui se profile…
JJA



















