Fin de série pour l’Aviron
Après une série en Top14 de 21 victoires consécutives à Jean Dauger ou à Anoeta, et une invincibilité à domicile sur toute l’année 2025, l’Aviron a concédé une courte mais douloureuse défaite, ce samedi, à Bayonne, face à Castres.
Aviron Bayonnais 10
Castres Olympique 13
Date : Samedi 24 janvier 2026 – 16h35
Lieu : Bayonne (Stade Jean Dauger)
Public : 14 642
Mi-temps : 10-10
Arbitres : Arbitre central Benoit Rousselet, avec aux ailes Damien Dauvissat et Cédric Hueso, et Denis Grenouillet à la vidéo.
Aviron Bayonnais : 1 essai de Martin (14e), 1 transformation, 1 pénalité (32e) de Segonds.
L’équipe : Tiberghien (Erbinartegaray, 22e) – Orabé, Maqala, Martocq, Carreras – (o) Segonds, (m) Tilloles (Germain 41e) – Iturria (cap), Bruni, Fischer (Heguy, 21e) – Paulos, Johnson (Moon, 54e) – Tagi (Tatafu, 54e), Martin (Bosch, 51e), Calles (Setiano, 54e, Calles, 61e)
Castres Olympique : 1 essai de Vargas (6e), 1 transformation, 1 pénalité (37e) d’Hervé, 1 pénalité (69e) de Fernandez.
L’équipe : Palis – Vargas (Karawalevu, 80e), Karawalevu (Goodhue, 59e), Botitu, Baget – (o) Hervé (Popelin, 80e), (m) Arata (Fernandez, 55e) – Cope (Papalii, 55e), Ardron (Cope, 72e), Delaporte (cap) – Staniforth (Maravat, 59e), Vanderberghe – Azar (Corato, 59e), Zarantonello (Durand, 59e), Walcker (Guerois, 59e)
La pluie a commencé après le début du match. Donc, il faisait sec, voire soleil, avant, à Bayonne. Et pourtant, la foule avait déserté les rues. Bon… déserté est un bien grand mot. Par rapport à d’habitude, disons. Le public de Castres, lui, était présent, plutôt bruyant.
Cette inhabituelle atmosphère pour un avant-match de samedi après-midi était peut-être prémonitoire d’un résultat inhabituel, une défaite à Jean Dauger en Top14.
Cette rubrique aurait pu s’intituler : 22 ! V’la la défaite ! Mais la référence à l’irruption de la maréchaussée est trop désuète, et eut sans doute été incomprise.

Ben oui, il n’y aura pas une 22ème victoire de rang de l’Aviron, à Jean Dauger.
La faute à ?
La pluie : elle était là pour les deux équipes, et il y en a bien une qui a gagné.
Le fait que l’Aviron soit privé de ballons : mais aussi, quand on fait 9 en-avant (contre 6), qu’on se fait voler 2 touches (0), deux mêlées (0), on ne peut, ensuite, que se mordre ses propres doigts.
La discipline : un progrès très sensible à noter, l’Aviron n’a concédé QUE 7 pénalités (6).
Les choix tactiques : l’Aviron a tapé quasiment 70 % de ses ballons au pied. Pourtant, chaque fois, ou presque chaque fois (9 en-avant, quand même) que l’Aviron a joué, les Tarnais ont reculé, et même, une fois, cédé (Martin, 14e). Par contre, sur les coups de pied d’occupation ou de pression des Bayonnais, les Castrais ont été impériaux, avec une mention spéciale à Enzo Hervé, maitre à jouer de sa formation. Alors, pourquoi avoir persisté dans un jeu restrictif jusqu’à 5 minutes de la fin, 5 minutes, qui, pour la première fois, n’ont pas permis de renverser le score ? Le staff, les joueurs, ont sans doute une réponse. Jouer autrement, eut été peut-être pire.
Restons malgré tout « fiers d’être Bayonnais ». Rester une année entière (2025), invaincu à domicile, c’est rare, dans l’histoire du Top14.
N’oublions quand même pas que le stade Marcel Michelin de Montferrand est resté inviolé 77 matchs entre 2009 et 2014 !
Et puis, le championnat est encore long. Les blessés vont rechausser les crampons, et l’équipe vouloir laver l’affront.
Allez, on va encore chanter à Jean Dauger, c’est l’essentiel !
JJA













